lundi 26 octobre 2015

Boys don't cry, T.1

Auteur: Malorie Blackman
Titre: Boys don't cry
Editions: Milan
Genre: Réalisme
Date de sortie: octobre 2011
Nombre de pages (environ):
Statut: duologie complète



 Dante attend les résultats de ses examens. Le courrier qui lui ouvrira les portes de l'université. De sa future vie. 
Celle dont il a toujours rêvé. Mais quand on sonne enfin à la porte, ce n'est pas le facteur, c'est Mélanie. Son ex-copine, dont il n'a plus entendu parler depuis des mois. Avec un bébé. Le sien. Le leur. Être père à 17 ans ? Il y a de quoi pleurer. Mais les garçons ne pleurent jamais...




Trois portrait d'hommes touchants qui, s'ils ne pleurent pas, réussissent à nous mettre la larme à l’œil.

Suite à mon gros coup de cœur avec Entre chiens et loups, je me suis dit que M. Blackman était une valeur sûre. En empruntant ce roman à la bibliothèque, je pensais que ce roman (dont le thème abordé m'intéressais) allait me plaire. Ça a été le cas. Et honnêtement, je ne pensais pas que ce serait à ce point.

Au vu de la quatrième de couverture, on pourrait croire que ce roman est humoristique. Et c'est vrai qu'il m'a fait rire. Mais il m'a surtout émue. En fait, les personnages m'ont émue. Il y a le père qui, bien qu'on en parle moins que les deux frères, a une place importante dans le récit comme s'il se redécouvrait une paternité à travers cet événement. Il y a aussi Adam, dont l'exubérance et l'arrogance m'ont plu. Au-delà de cet aspect sympathique, il y a une vraie sensibilité, qui a fait que je m'y suis véritablement attachée. Bien qu'on partage agréablement son point de vue de temps à autre, c'est Dante le personnage central du livre. L'adolescent typique. Ses réactions sont naturelles et compréhensibles. On ne peut pas le blâmer de ne pas considérer sa fille comme un cadeau. On compatit pour les galères dans lesquelles il se retrouve toutefois dans le roman, Emma n'est pas perçue comme un fardeau. Dante apprendra que ce n'en est pas un. Comme lui, nous sommes confrontés aux difficultés rencontrées face à la parentalité précoce. Mais nous assistons aussi aux bonheurs simples que cela entraîne.
Le point de vue masculin ne m'a pas du tout empêchée de me sortir proche d'Adam et Dante (croyez-moi, des fois ça joue.) Le style efficace de l'auteure nous permet de ressentir les émotions et sa plume retranscrit leur belle évolution. Adam passe du garçon à l'homme, de l'ado borné au père aimant.


Boys don't cry est une belle leçon. Il n'y a rien de moralisateur du style : « Assumez vos erreurs ! » D'autres thèmes sont abordés que je ne vous révélerai pas afin de vous laissez les découvrir au fil de votre lecture. Ils sont en tout cas tous très bien traités. Ce roman aux personnages touchants et qui est rempli d'émotion me confirme le talent de M. Blackman, qui me plaît aussi dans ce registre. Il s'ajoute à mes coups de cœur par la même occasion. Les garçons ne pleurent pas ? Je n'y crois pas une seule seconde. Mais une chose est sûre : cette lecture a bien failli me faire pleurer.

C'est un 

Tome suivant: Heart break girl

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