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| Auteur: Malorie Blackman Titre: Boys don't cry Editions: Milan Genre: Réalisme Date de sortie: octobre 2011 Nombre de pages (environ): Statut: duologie complète |
Celle dont il a toujours rêvé. Mais quand on sonne enfin à la porte, ce n'est pas le facteur, c'est Mélanie. Son ex-copine, dont il n'a plus entendu parler depuis des mois. Avec un bébé. Le sien. Le leur. Être père à 17 ans ? Il y a de quoi pleurer. Mais les garçons ne pleurent jamais...
Trois portrait d'hommes
touchants qui, s'ils ne pleurent pas, réussissent à nous mettre la
larme à l’œil.
Suite à mon gros coup de
cœur avec Entre chiens et loups, je me suis dit que M.
Blackman était une valeur sûre. En empruntant ce roman à la
bibliothèque, je pensais que ce roman (dont le thème abordé
m'intéressais) allait me plaire. Ça a été le cas. Et honnêtement,
je ne pensais pas que ce serait à ce point.
Au vu de la quatrième de
couverture, on pourrait croire que ce roman est humoristique. Et
c'est vrai qu'il m'a fait rire. Mais il m'a surtout émue. En fait,
les personnages m'ont émue. Il y a le père qui, bien qu'on en parle
moins que les deux frères, a une place importante dans le récit
comme s'il se redécouvrait une paternité à travers cet événement.
Il y a aussi Adam, dont l'exubérance et l'arrogance m'ont plu.
Au-delà de cet aspect sympathique, il y a une vraie sensibilité,
qui a fait que je m'y suis véritablement attachée. Bien qu'on
partage agréablement son point de vue de temps à autre, c'est Dante
le personnage central du livre. L'adolescent typique. Ses réactions
sont naturelles et compréhensibles. On ne peut pas le blâmer de ne
pas considérer sa fille comme un cadeau. On compatit pour les
galères dans lesquelles il se retrouve toutefois dans le roman, Emma
n'est pas perçue comme un fardeau. Dante apprendra que ce n'en est
pas un. Comme lui, nous sommes confrontés aux difficultés
rencontrées face à la parentalité précoce. Mais nous assistons
aussi aux bonheurs simples que cela entraîne.
Le point de vue masculin ne
m'a pas du tout empêchée de me sortir proche d'Adam et Dante
(croyez-moi, des fois ça joue.) Le style efficace de l'auteure nous
permet de ressentir les émotions et sa plume retranscrit leur belle
évolution. Adam passe du garçon à l'homme, de l'ado borné au père
aimant.
Boys don't cry est
une belle leçon. Il n'y a rien de moralisateur du style :
« Assumez vos erreurs ! » D'autres thèmes sont
abordés que je ne vous révélerai pas afin de vous laissez les
découvrir au fil de votre lecture. Ils sont en tout cas tous très
bien traités. Ce roman aux personnages touchants et qui est rempli
d'émotion me confirme le talent de M. Blackman, qui me plaît aussi
dans ce registre. Il s'ajoute à mes coups de cœur par la même
occasion. Les garçons ne pleurent pas ? Je n'y crois pas une
seule seconde. Mais une chose est sûre : cette lecture a bien
failli me faire pleurer.




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